Un récit de voyages et d'aventures comme je les aime...D'abord, il nous permet d'avoir le regard d'une anglaise, et donc d'une femme, issue de la société victorienne sur le Colorado de l'époque, ensuite, parmi tous ces explorateurs et aventuriers anglais qui tentèrent de marquer ce XIXè siècle, Isabella Bird fut la première femme à entrer à la très fermée Royal Geographical Society en 1892, lui assurant ainsi une reconnaissance officielle au panthéon des aventuriers célèbres.
En 1873, elle quitta son Angleterre natale, sur les conseils avisés de son médecin, désireux de lui éviter de périr d'ennui (au sens littéral du terme). Elle fit bien entendu plusieurs voyages un peu partout dans le monde, mais le plus pittoresque est sans doute celui-ci.
Alors qu'elle était dotée d'une santé délicate, elle se transforma, sitot arrivée en Amérique, en une redoutable et intrépide aventurière, bravant dangers et inconfort pour aller découvrir et admirer dans toute sa splendeur l'Ouest mythique et sauvage, et les Montagnes Rocheuses en particulier. La voyageuse noua des relations d'amitié immédiate avec sa jument, Birdie, qui fit ce parcours de 4 mois avec elle et lui permit à de nombreuses occasions de sortir de plusieurs mauvais pas.
Chevauchées, péripéties, personnages pittoresques (le regard qu'elle porta sur les pionniers installés dans des fermes qu'ils tentaient de faire fructifier, des plus naifs aux durs à cuire, est également très intéressant) et paysages sublimes émaillèrent son parcours. Bien que dotée d'un solide sens pratique, son amour du romanesque fut sensible à certaines rencontres, dont celle d'un desperado, Mountain Jim, bandit aux galantes manières, qui constitua le seul épisode romantique de son voyage.
J'ai beaucoup aimé ce personnage de femme, et j'ai surtout admiré sa ténacité, son courage et son envie de liberté qu'elle n'a pas craint de satisfaire au mépris des conventions et des risques qu'elle pouvait encourir. A la fois récit dépaysant et témoignage historique, cette Anglaise au Far-west mériterait une bonne place dans toute bibliothèque de voyage.
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En marge de Jim Harrison
Merci à Heyrike et Sandra de m'avoir fait découvrir ce formidable bouquin, autre coup de coeur de l'année 2009.
Attention,
la rédac du quotidien anglais Telegraph a établi son palmarès des 25 meilleures adaptations cinématographiques. Il y a quelques uns de ces films que je n'ai jamais vus. Et moi j'aurai mis le
Parrain quand même...
je te sauverai d’Eric Simard et Vincent Dutrait
Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepùlveda
L'oeil du loup de Daniel Pennac


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