Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

2014-06-01T20:42:55+02:00

Sans feu ni lieu (Fred Vargas)

Publié par Folfaerie
Sans feu ni lieu (Fred Vargas)

Encore un titre qui m'attendait sur mon étagère, mon dernier Vargas non lu. Et qu'est-ce que c'était bien !

Le tueur aux ciseaux sévit dans Paris. Il tue des jeunes femmes, de manière horrible. Et évidemment, le suspect est rondement identifié, un crétin qui se cache à peine et laisse ses empreintes. Les flics ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, normal. Mais tous les flics ne sont pas stupides, heureusement. Il y en a même qui ont du génie. Oui, je pense à Adamsberg. Sauf qu'ici, l'enquête est menée par Louis Kehlweiler; Vous vous souvenez de lui ? L'Allemand qui se balade avec son crapaud dans sa poche. Encore un intuitif celui-là. Heureusement pour le suspect, Clément Vauquer (seule Marthe croit en lui, mais ça ne compte pas, elle lui a appris à lire, elle n'est pas objective, forcément), qui se retrouve caché chez les Evangélistes le temps de l'enquête. Ceux-là non plus, on ne peut pas les oublier : Marc, Lucien et Mathias qui habitent la vieille baraque avec le parrain de Marc. Des amis d'Adamsberg, évidemment.

Voici leur portrait :

"-Ils sont armés ?
- Hier, ils sont partis à mains nues. Ce soir je leur ai conseillé de s'équiper un peu.
- Ton flingue ?
- Surtout pas. Ils seraient capables de se tirer une balle dans le genou. Lucien a emporté la canne épée de son arrière -grand père...
- Très discret.
- Il y tenait, tu sais comment il est. Mathias a un opinel, et Marc n'a rien voulu prendre. Les couteaux le dégoutent.
- Avec ça, soupira Louis, ils sont bien partis. En cas de coup dur...
- Ils ne sont pas aussi démunis que tu te figures. Lucien a sa ferveur, Mathias a sa vertu et Marc a sa finesse. Ce n'est pas si mal, crois en mon expérience de vieux flic"..

Tout ce petit monde se démène, chacun à sa façon, pour innocenter le simplet. Qui a sa propre logique.

(Louis demande à Clément pourquoi il est venu se réfugier chez Marthe).

"Petit a, parce que je connaissais personne par-devers moi, petit b, parce que je m'étais mis personnellement dans une machinerie, petit c, était dans les journaux. Dont j'avais pu l'entendre par moi-même le matin.

Louis, abasourdi, regarda Marthe.

- Il parle toujours comme ça ? lui souffla-t-il.

- C'est parce que tu l'impressionnes, dit-elle agacée. Il cherche à faire de grandes phrases et il n'y arrive pas. T'as qu'à être plus simple".

Bon, que Louis se débrouille avec ça, ses doutes, son affection pour Marthe.

Que dire de plus ? Que cette lecture fut un régal, comme pour ses autres romans, que si un jour je suis victime d'une terrible machinerie, je prierai pour qu'un Kehlweiler ou un Adamsberg vole à mon secours, et qu'enfin, j'attends le nouveau volet des aventures de mes flics préférés avec la plus grande des impatiences.

Voir les commentaires

commentaires

Nathalie 16/06/2014 17:38

Comment, mais comment ai-je pu rater ce roman-là ? :) Merci de le rappeler à mes souvenirs !

Folfaerie 23/06/2014 20:56

Je suis vraiment devenue une grande fan de Fred Vargas, et je me suis fait la même réflexion quand j'ai déniché le titre sur mon étagère :-))

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog