Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

2009-01-23T10:40:00+01:00

Peter Pan, de l'écrit à l'écran

Publié par Folfaerie

De Peter Pan je garde un premier souvenir, le dessin animé de Walt Disney qui m'a tout naturellement amenée à la lecture de ce chef-doeuvre de la littérature anglaise. Ce petit garçon ayant le pouvoir de voler et qui habite le Pays Imaginaire, voilà qui avait de quoi me séduire !
Depuis, Peter Pan figure parmi mes livres favoris, pour des raisons qu'il serait trop fastidieux d'expliquer. Et très honnêtement, je ne suis pas pas certaine de pouvoir réellement l'expliquer.
De James Matthew Barrie j'ai donc lu Peter Pan, puis Peter Pan dans les jardins de Kensington, qui est en fait une partie du Petit oiseau blanc.

L'insolent gamin a fait l’objet de bon nombre d’études, d’essais et d’adaptations cinématographiques. Le lecteur français n’a pas, hélas, accès à l’ouvrage d’Andrew Birkin « the lost boys » mais peut néanmoins se rattraper avec la biographie de François Rivière qui soulève un peu le coin du voile, et avec la très riche et longue préface du Petit oiseau blanc, rédigée par la traductrice.

Peter Pan a même donné son nom à un trouble psychologique, c’est dire…
Il existe également des suites et variations, en BD et en littérature jeunesse. Je ne sais pas ce que vaut la «suite officielle» écrite par Geraldine McCaughrean « l’habit rouge de Peter Pan » mais je ne la lirai pas, de même que j’ai aucune envie de connaître « les terribles aventures du capitaine Crochet » de James V. Hart. Ceux-là ont commis un sacrilège de toute façon…
 
Revenons aux adaptations cinématographiques. Je préfère oublier la désastreuse version de Steven Spielberg « Hook » en 1992 pour évoquer plutôt le Peter Pan de P.J. Hogan qui m’a enchantée. Décors merveilleux, acteurs épatants… Certes, un film ne saurait retranscrire l’émotion suscitée par le génie de Barrie mais le film de Hogan s'en approche bien près. Il y a de très belles scènes, notamment avec les fées, et beaucoup d'humour.


En 2005, le réalisateur Marc Forster, s’appuyant sur une pièce d’Allan Knee (que je n’ai pas pu trouver sur le web…) "The man who was Peter Pan", nous livre un curieux film, Finding Neverland. Curieux parce que truffé de raccourcis, omissions et trahisons (et Johnny Depp n’offre aucune ressemblance, même vague, avec l’auteur écossais) mais émouvant et poétique tout de même. En fait, cela aurait pu être un film sur n’importe quel autre auteur que Barrie. Il évoque joliment cependant le pouvoir de l’imagination et la création littéraire. il est également intéressant pour les nombreux passages se situant au théâtre. Nous voyons la pièce telle qu'elle devait être jouée à l'époque. Deux scènes en particulier me plaisent énormément : lorsque les enfants de l'orphelinat arrivent au théâtre et s'assoient parmi tous ces beaux Messieurs-Dames bien guindés. Et puis lorsque Barrie fait donner une représentation chez Sylvia Llelewyn-Davies. Le passage toujours émouvant de la mort de Clochette "Si vous croyez aux fées, tapez dans vos mains...".

 

 

 

 

Il semblerait, d’après les connaisseurs, que le téléfilm « Barries’s lost boys » diffusé sur la BBC en 1995, et tiré du livre d’Andrew Birkin, soit la seule version qui vaille la peine d’être vue. En regardant l’affiche, je me dis que Ian Holm a l’air tout à fait à sa place.




Et puis comment évoquer  Peter sans penser à deux illustrateurs en particulier. Arthur Rackham bien sûr et Margaret Tarrant dont j'aime beaucoup le Peter's friends.


Voir les commentaires

commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog