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2009-04-18T13:56:00+02:00

Découvrir la nature avec les éditions Delachaux et Niestlé

Publié par Folfaerie

Je suis une inconditionnelle de cette maison d'édition (au fait, est-ce qu'ils recrutent ceux-là ? ça doit être bien plaisant de travailler chez eux...), je raffole de tous leurs guides. Les éditions Delachaux sont une véritable institution, une maison mythique pour tout naturaliste amateur ou confirmé.
Pas plus tard que ce matin, j'étais sur les bords de l'Allier. Elle est belle cette rivière, je ne m'en lasse pas. Au détour du sentier qui longe la berge, je découvre, sur un arbre de la rive opposée un rassemblement de hérons cendrés qui ont fait leur nid au même endroit, à des étages différents. Spectacle magique. Suis restée un bon moment à les observer avec les jumelles. Un coup d'oeil autour de moi, dans le sous-bois et je vois un grand nombre de fleurs et  de plantes que j'ai un peu de mal à identifier. J'extirpe donc de mon sac à dos mon guide des fleurs. L'espèce la plus remarquable du site est un petit groupe de fleurs mauves :  la
lathrée clandestine.
C'est une plante des plus étonnantes. Ne possédant ni feuilles ni chlorophylle, elle parasite les racines des arbres, saules, noisetiers, peupliers, chênes...




Hier, en toute fin de journée, je faisais un affût dans le bois derrière chez moi. J'étais en train d'observer des chevreuils. L'un deux broutait sur le sentier tandis que l'autre, camouflé dans le sous-bois se faisait bruyamment remarquer par une série d'aboiements caractéristiques. Puis il s'est mis à pleuvoir, et je fut forcée de gagner le couvert d'un arbre pour m'abriter un peu. Je franchis un ruisselet, et ma présence intempestive a fait déguerpir plusieurs grenouilles qui se sont éparpillées en tous sens pour aller se cacher. Pas toutes cependant. Je peste car je n'ai pas mon guide des batraciens qui m'aurait permis de savoir à qui j'avais affaire... Je n'ai reconnu ni la grenouille rousse ni la rainette et comme  il y a pas mal d'espèces, je suis incapable d'identifier correctement une bestiole que je n'ai pas l'habitude de voir souvent.

Mon domaine de prédilection ce sont les mammifères. Je me souviens encore de la toute première fois où j'ai vu une famille de belettes, mon premier renard, la première martre que j'ai vu dégringoler d'un pin... La première fois que l'on rencontre un sanglier, en liberté hein, pas dans un parc de vision, c'est aussi mémorable. Costaud un sanglier...  Remarquez j'aime bien les oiseaux aussi. Je suis toujours contente de croiser une aigrette, la sterne pierregarin, les buses... A propos de buses, cela arrive fort souvent que j'assiste à des batailles aériennes entre corneilles et buse. Le pauvre rapace se fait malmener par des corneilles sans pitié.
Il y a un peu plus de quinze jours, je me suis amusée à me poster dans un coin du bois que j'ai repéré, où je savais pouvoir observer un pic. D'abord le bruit, il tambourine assez fort. Cela aurait pu être une sittelle, mais je l'ai identifié grâce à son cri.
Ma plus grande émotion je la dois au vautour fauve. J'avais déjà eu l'occasion d'en voir en vol, dans les Pyrénées notamment, mais assez loin. Un jour que je randonnais à cheval dans le Vercors, des vautours fauves ont survolé notre groupe, à très faible hauteur. Mon dieu quelle envergure ! Et quel spectacle ! Heureusement que ma jument avait le pied sûr et qu'elle connaissait son chemin car nous longions une sorte de précipice et moi j'avais le nez en l'air, ébahie devant ces grands rapaces... Grandiose... Mais je m'égare, revenons à nos moutons.

En règle générale, j'emmène un petit sac à dos car je ne me sépare que très rarement de mes jumelles de rando, de mon appareil photo, d'une gourde d'eau et de mes guides. Si on ajoute au contenu de mon sac, mon tabouret pliable (et oui, un peu de confort ne fait pas de mal, surtout si l'on prévoit une longue durée d'observation, et puis l'âge n'est-ce pas...) et parfois, selon mon humeur, un carnet où je griffone des croquis et note mes impressions ou un recueil de poèmes, cela fait rapidement un certain poids... Il faut être en bonne condition physique croyez-moi.

Autre anecdote, dans le sous-bois d'une autre forêt, à une dizaine de km de chez moi, j'ai identifié l'euphorbe d'Irlande. Il est rare dans ma zone géographique, mais dans cette forêt la plante tapisse le sous-bois. Si on sectionne la tige, il en sort un liquide blanchêatre, assez toxique, irritant pour la peau. Evitez ensuite de porter les doigts à la bouche ou de vous frotter les yeux...



Il y a quelques années encore, j'étais un gouffre d'ignorance dans la plupart des domaines naturalistes. Je savais quand même reconnaître une paquerette, un moineau, une mésange, mais ça n'allait pas beaucoup plus loin... Peu à peu, je comble ces lacunes par une persévérance sans faille. Je contemple, j'observe, j'étudie, je note et souvent la récompense, je finis par identifier la fleur, l'insecte ou l'animal. Le plus difficile, à part les plantes, ce sont les insectes. Il va me falloir un certain temps avant de devenir une pro...
Au fil des années, j'essaie de monter une bibliothèque digne d'une naturaliste. Le problème c'est le budget. Les guides Delachaux, selon la collection, coûtent en moyenne 28 euros, voire beaucoup plus si le guide ou l'atlas est complet (par exemple, le guide des arbres ci-dessus coûte 39 euros). Surtout que tous les domaines sont abordés : traces, champignons, mammifères, oiseaux, plantes, insectes... le choix est immense.  Après, c'est une question de patience. J'ai aussi une liste qui s'allonge hélas sans cesse, de romans et beaux livres, il me faut donc faire des choix.
Le bon truc aussi c'est de se les faire offrir pour Noël ou à l'occasion d'un anniversaire... En attendant, je me réjouis d'avoir encore tant de choses à connaître et découvrir.

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