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2009-10-12T09:40:00+02:00

Princess Bride (William Goldman)

Publié par Folfaerie

Enfant, lorsque j’étais forcée de garder le lit pour cause de fièvre, ma mère me racontait des histoires. Et j’aurai adoré qu’elle me raconte Princess Bride. Mais ce n’est pas bien grave. Ce qui compte c’est que j’ai fini par le lire et que je l’ai beaucoup aimé.

J’ai revu le film il y a quelques temps, juste après ma lecture, et j’avoue une petite déception. Il manque quelque chose à ce film, un je ne sais quoi qui lui aurait permis de ne pas trop mal vieillir. Mais qu’importe puisqu’il reste ce fantastique bouquin, enfin disponible en français grâce aux éditions Bragelonne. Pour situer l’auteur, Goldman est le scénariste à qui l’on doit, ente autres, Butch Cassidy et le Kid, Marathon Man, les Hommes du président, Misery et quelques autres de cet acabit. Autant dire que l’on trouve largement pire à Hollywood aujourd’hui…

Alors que donne Princess Bride en tant que roman ? Et bien c’est un joyeux fouillis, un concentré déjanté des capes et d’épée et des contes de fée, drôle et inventif, entrecoupé des réflexions, avis et digressions de l’auteur, qui pourront peut-être agacer certains lecteurs, mais qui sont des parenthèses fantaisistes toujours très drôles.
Ainsi donc Bouton d’Or, la plus belle femme de Florin, aurait dû épouser le beau Westley, son garçon de ferme, si celui-ci n’avait été capturé par le terrible pirate Roberts. Et forcément, Bouton d’Or se retrouve fiancée à l’indigne prince Humperdinck, chasseur redoutable et esprit tordu, qui mériterait de finir dans les oubliettes, tout comme son maléfique second, le comte Rugen, inventeur de l’horrible Machine à torturer. Et que seraient les aventures de Bouton d’Or et Westley sans le géant Fezzik (qui aime trouver des rimes même aux plus mauvais moments), et le redoutable bretteur espagnol Inigo de Montoya, qui ne vit que pour retrouver l’assassin de son père ?

Non content d’avoir truffé son roman de trouvailles originales (comme celle du vrai-faux Morgensten), Goldman se dévoile dans la préface et la post-face, nous offrant quelques détails savoureux sur la genèse du livre. Entre la rencontre avec Stephen King, et ses relations avec son fils Jason, difficile de démêler le vrai du faux, mais il réussit l’essentiel, captiver son lecteur. On ne peut que retrouver son âme d’enfant à la lecture de ce formidable conte, qui demeure, sans aucun doute, la principale fierté de son auteur, si malheureux de n’être que scénariste alors qu’il se voulait écrivain. Mais comme il le souligne, c’est déjà bien d’avoir pu écrire ce livre, de recevoir un abondant courrier d’admirateurs, même si en contrepartie les touristes envahissent maintenant Florin, et que les héritiers de Morgensen le traînent régulièrement devant les tribunaux. La rançon du succès en somme…

PS : ma scène préférée du film :
"my name is inigo montoya. you killed my father. prepare to die!"

 

Un autre avis chez Ellcrys.

 

 

 

 

coup-de-coeur

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commentaires

j 03/10/2016 09:49

J'ai essayé de lire le livre, mais je n'ai pas encore réussi, alors que le film m'a beaucoup plu...

Twinkle 13/10/2009 11:04


Exactement :-)


Twinkle 12/10/2009 17:40


C'est drôle, je viens juste de finir de le lire :-) Mais impression inverse, je préfère le film, comme toi la scène inoubliable:

"My name is inigo montoya. you killed my father. prepare to die!"

Culte!


Folfaerie 12/10/2009 19:39


J'aimerai bien savoir pourquoi tu as préféré le film. Agacement à cause  des nombreuses digressions de l'auteur ? Mais bon, je trouve que le film est chouette quand même :-)


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