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2009-11-19T15:31:00+01:00

Autres poésies sur les fées

Publié par Folfaerie
Ballade sur les hôtes mystérieux de la forêt
Théodore de Banville


Il chante encor, l'essaim railleur des fées,
Bien protégé par l'épine et le houx
Que le zéphyr caresse par bouffées.
Diane aussi, l'épouvante des loups,
Au fond des bois cache son coeur jaloux.
Son culte vit dans plus d'une chaumière.
Quand les taillis sont baignés de lumière,
A l'heure calme où la lune paraît,
Échevelée à travers la clairière,
Diane court dans la noire forêt.

De nénufars et de feuilles coiffées,
La froide nixe et l'ondine aux yeux doux
Mènent le bal, follement attifées,
Et près du nain, dont les cheveux sont roux,
Les sylphes verts dansent et font les fous.
On voit passer une figure altière,
Et l'on entend au bord de la rivière
Un long sanglot, un soupir de regret
Et des pas sourds qui déchirent du lierre :
Diane court dans la noire forêt.

Diane, au bois récoltant ses trophées,
Entend le cerf gémissant fuir ses coups
Et se pleurer en plaintes étouffées.
Un vent de glace a rougi ses genoux ;
Ses lévriers, ivres de son courroux,
Sont accourus à sa voix familière.
La grande Nymphe à la fauve paupière
Sur son arc d'or assujettit le trait ;
Puis, secouant sa mouvante crinière,
Diane court dans la noire forêt.

Prince, il est temps, fuyons cette poussière
Du carrefour, et la forêt de pierre.
Sous le feuillage et sous l'antre secret,
Nous trouverons la ville hospitalière ;
Diane court dans la noire forêt.

 


Mélusine

Jean Lorrain


Les bras nus cerclés d'or et froissant le brocart
De sa robe argentée aux taillis d'aubépines,
Mélusine apparaît entre les herbes fines,
Les cheveux révoltés, saignante et l'oeil hagard.

La splendeur de sa gorge éblouit le regard
Et l'émail de ses dents a des clartés divines ;
Mais Mélusine est folle et fait dans les ravines
Paître au pied des sapins la biche et le brocart.

Depuis cent ans qu'elle erre au pied des arbres fées,
Elle est fée elle-mème ; un charme étrange et doux
La fait suivre à minuit des renards et des loups.

Ses yeux au ciel nocturne enchantent les hiboux,
Et près d'elle, érigeant ses fleurs en clairs trophées,
Jaillit un glaïeul rose à feuillage de houx.

 


 

 


















 

 

My fairy

Lewis Carroll

 

I have a fairy by my side

Which says I must not sleep,

When once in pain I loudly cried

It said "You must not weep."

If, full of mirth, I smile and grin,

It says "You must not laugh;"

When once I wished to drink some gin

It said "You must not quaff."

When once a meal I wished to taste

It said "You must not bite;"

When to the wars I went in haste

It said "You must not fight."

"What may I do?" at length I cried,

Tired of the painful task.

The fairy quietly replied,

And said "You must not ask."

Moral: "You mustn't."

 

 


 

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commentaires

grande pirogue 25/11/2009 23:37


C'est super jolie


Folfaerie 30/11/2009 09:42


Hum, je commence à être à court de poésies en français. Les anglais ont davantage écrit sur les fées.


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