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2012-03-22T20:27:00+01:00

La prisonnière du désert (Alan Le May)

Publié par Folfaerie

challenge red power2

 

Qui ne se souvient de ce très bon western dans lequel John Wayne incarnait ce cow-boy raciste, obsédé par sa quête, rechercher sa nièce capturée par une tribu indienne après le massacre de sa famille ?

Et bien c'est un roman qui est à l'orgine de ce film. The searchers a été publié en 1954 et deux ans plus tard, John Ford s'en emparait pour réaliser le film que l'on connaît.


Amos Edwards, vétéran de la guerre de Sécession, vit non loin de la famille de son frère, un éleveur qui a quatre enfants. Un jour, pendant qu'Amos est à la recherche de voleurs de bétail, les Comanches attaquent le ranch familial. Seules les deux petites filles, Lucy et Debbie sont épargnées mais enlevées par la tribu.

Pour Amos, et son neveu Martin Pauley, commence une traque de plusieurs années pour retrouver les disparues.

 

Parlons clairement, c'est un roman qui traite du racisme envers les Indiens. Amos est habité par une haine farouche dès lors que sa famille a été massacrée. Il ne rêve que vengeance, tuerie et représailles. Le jeune Mart n'est pas loin d'avoir la même opinion, mais malgré tout, son principal souci, c'est de retrouver les jeunes filles.

Oui, les Indiens tuaient les ranchers, et oui, les soldats et Texas rangers massacraient en retour. Personne pour se demander pourquoi les Indiens étaient amenés à tuer, pas un pour se repentir de s'installer sur les terres indiennes. La résistance à l'ennemi blanc c'était la guerilla. Pas joli mais il fallait bien mener la lutte.

 

C'est rare de lire un western avec une psychologie aussi fouillée, aussi intéressante. Bien que l'on commence l'histoire avec le point de vue des Blancs, Alan Le May nous montre également le quotidien des Indiens, et dépeint les rapports pour le moins houleux qui existaient entre colons et autochtones  à cette époque. Chez les deux protagonistes principaux, les changements qui s'opèrent en eux au fil des années en font des personnages complexes. Ma préférence est allée, naturellement, à Mart Pauley, dont l'évolution de caractère est particulièrement intéressante à suivre. Et la fin est tellement émouvante, tellement touchante... Ce n'est pas un happy end, ce sont pas les gentils cow-boys contre les méchants indiens, c'est bien plus riche que tous ces clichés.

 

Je crains hélas que ce roman (édité par les éditions du Rocher, collection Nuage Rouge) ne soit épuisé aujourd'hui. Pour les plus courageux, lire en v.o. peut être la solution idéale pour découvrir ce bon bouquin.

 

Amos, Mart realized, no longer believed they would recover Lucy alive--and wasn't thinking of
Debbie at all.  Seeing Amos' face as it was tonight, Mart remembered it as it was that worst time of
the world, when Martha lay in the box they had made for her.  Her face looked young and serene,
and her crossed hands were at rest.  They were worn hands, betraying Martha's age as her face did
not, with little random scars on them.  Martha was always hurting her hands.  Mart thought, "She
wore them out, she hurt them, working for us."

 

As he thought that, the key to Amos' life suddenly became plain.  All his uncertainties, his deadlocks
with himself, his labors without pay, his perpetual gravitation back to his brother's ranch--they all
fell into line.  As he saw what had shaped and twisted Amos' life, Mart felt shaken up; he had lived
with Amos most of his life without ever suspecting the truth.  But neither had Henry suspected
it--and Martha least of all.

   

Amos was--had always been--in love with his brother's wife.

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRb0vkT_nfJoKlQS2WBk0VUnSEJzM8QBLqTW-ZszJNd1sM9Mipp

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commentaires

grand-sachem-la-brocante 03/04/2012 19:51

Grand-Sachem en avait lu une version condensée et il est probable que les passages les plus descriptifs avaient été "coupés" ce qui en fait que le roman en avait perdu toute sa subtilité.
Grand-sachem avait pondu un petit article peu flatteur
http://grand-sachem-la-brocante.over-blog.com/article-22251933.html

Eeguab 25/03/2012 11:50

Non,en fait je ne crois n'avoir lu aucun livre ayant donné de grands westerns.C'est vrai que les trois cités sont tellement bien en films,Shane,Johnny Guitar,The searchers.

Eeguab 24/03/2012 12:11

Tu as bien raison de revenir un peu sur la littérature western.On oublie tous que ce The seaechers ou Johnny Guitar sont aussi des romans.

Folfaerie 25/03/2012 11:47



J'aime un peu moins Johnny Guitare de Roy Chanslor, je lui ai préféré Shane, L'homme des Vallées perdues de Jack Shaeffer. Tu l'as lu ? Les éditions Phébus n'ont hélas pas poursuivi la traduction
de certains westerns classiques, dommage...



Louis Elegy 23/03/2012 19:39

Je n'ai pas vu beaucoup de westerns car ce genre cinématographique n'était pas très populaire dans les 1980's en dehors de "Mon nom est personne". Je suis par contre très sensible à l'histoire des
amérindiens, un goût que m'a donné mon professeur de civilisation américaine il y a une dizaine d'années. En tout cas, le roman semble éviter le piège du manichéisme et ça renforce l'intérêt qu'il
suscite.

Folfaerie 25/03/2012 11:45



Pfiou, les Terence Hill, je ne suis pas certaine qu'ils aient pu résister au temps Ado, je regardais beaucoup de
westerns, mais avec les années, je me suis montrée de plus en plus exigeante et finalement, peu de films ont su continuer à me plaire. Mes favoris restent Les 7 Mercenaires, Butch Cassidy et le
Kid et parmi les récents Open Range, 3h10 pour Yuma.


Le Gaucher avec Paul Newman a mal vieilli, je regarde sans déplaisir mais avec moins d'enthousiasme qu'auparavant Rio Bravo ou quelques Clint Eastwood. Et Le dernier train pour Gun Hill est très
bien aussi. Je dois en oublier certainement, il y a en eu tant....


Effectivement, Le prisoinnière du désert est un bon cru...



Hélène 23/03/2012 09:24

j'avais adoré, que de bons souvenirs !!! A revoir sans aucun doute !

Folfaerie 23/03/2012 09:47



Pour moi, c'est l'un des rares films films avec John Wayne qui vieillit bien; Il faut dire que le thème et le traitement sont suffisamment forts pour résister à l'usure du temps... La fin du
roman est aussi bien émouvante, peut-être plus que celle du film.



keisha 23/03/2012 07:46

Même pas vu le film, mais oui, un roman, j'y penserai à l'occasion. En VO, pas de souci, et c'est quand même bien quand on veut lire ce qui est épuisé en français.

Folfaerie 23/03/2012 09:45



L'exemplaire que j'ai feuilleté m'a paru plutôt facile à lire, mais tu lis en vo bien plus souvent que moi, ça devrait te poser encore moins de problèmes



Lystig 22/03/2012 22:01

le titre me dit, mais c'est tout !

Folfaerie 23/03/2012 09:46



Essaie de trouver quelques extraits du film sur le web, tu pourras t'en faire une idée.



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