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2011-09-07T19:42:00+02:00

La rose et l'anneau (W.T. Makepeace)

Publié par Folfaerie

Ivanohé à la rescousse m'avait bien plu, j'ai voulu tenter un autre pastiche de Thackeray avec cette parodie de conte de fées très drôle, et je n'ai pas été déçue.


Voilà le résumé :

A la cour de Paphlagonie, l'usurpateur Valoroso décore volontiers ses gens du Grand-Cordon du Concombre. A celle de Crim-Tartarie, le roi Padella décerne assez facilement le Grand-Cordon de la Citrouille. Ainsi, vous verrez Lord Spinachi (autrement dit "des Epinards") cumuler ce titre et ceux de Premier Lord du Cure-Dents et garde-adjoint de la Tabatière...
Mais en marge des vanités royales, des intrigues courtisanes, des querelles partisanes, un autre ordre s'installe à la cour, invisible et magique, sur lequel, par la rose et l'anneau, règne la fée Bâton Noir.
Angélica commet la faute de jeter l'anneau du Prince Guiglio. Madame Grouffanoff le ramasse mais ne saura le garder. Quant au Prince Bulbo, s'il laisse échapper la rose, il aura la chance de retrouver l'anneau.
Ce conte de fée parodique nous enseigne que si la séduction du pouvoir fait conspirer les hommes, c'est toujours le pouvoir de la séduction, celui que l'on détient par la rose et l'anneau, qui mène le jeu.

 

Publié à  Noël en 1854, ce récit satirique qui s'apparente à un conte pour enfants fut toutefois écrit dans un esprit un peu différent. L'écrivain se moque bien durement du pouvoir royal, évoque la récente guerre de Crimée, égratigne la littérature des contes de fées. Drôle, réjouissant et grinçant. le livre dégomme tout azymut  les caractères types du conte de fée : le roi ne pense qu'à son grand petit-déjeuner, la princesse est frivole, changeante et égoïste, la roturière devenue comtesse est un monument à elle seule et le prince Bulbo est un fat de la plus belle espèce. Tout ce petit monde se cherche, se repousse, se défie, se séduit, s'étripe sans la moindre cohérence. Les dialogues sont farfelus au possible,  et finissent par devenir incompréhensibles tant les échanges sont dépourvus de sens. Le merveilleux a pourtant sa place car il est question de la fée Baton Noir qui transforme les insolents en heurtoir de porte, d'un anneau et d'une bague qui ont la propriété de rendre séduisants ceux qui les portent, et d'une armure en pierres précieuses qui éblouit les ennemis...

 

Bref, toute l'histoire est réellement réjouissante, pour ma part j'ai bien ri à de nombreuses reprises. De plus, je découvre un aspect méconnu de la carrière littéraire de Tackheray qui me plait bien. Je recommande chaudement.

 

Extrait : "Je, amis, suis Giglio. Descends en ligne droite du premier aborigène qui eut l'idée de se mettre une couronne sur la tête pour qu'on le distingue d'autrui et du semblable. On Le distingua, pour cette raison on Le reconnut, et ceux qui avaient une bonne vue soulevaient leur chapka quand Il passait dans leur champ. Je ne m'étendrai pas sur les ères qui séparent Primordial 1er, et c'est le nom de ce chef eh chef tel que la chronique l'a retenu et fixé, et le Prince Giglio, que devant vous. L'important est que Je me confère les pouvoirs qui me sont puisque Se représente, incarne et surélèverait la Paphlagonie." 

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