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2013-01-17T21:35:00+01:00

Les confessions de M. Harrison (Elizabeth Gaskell)

Publié par Folfaerie

http://www.livraddict.com/covers/86/86194/couv63626935.jpgC'est amusant, j'avais débuté l'année 2012 avec Nord et sud, et voilà que j'inaugure 2013 avec un autre billet sur Elizabeth Gaskell. Retour dans le passé !

Les éditions Points ont eu la bonne idée de sortir ce roman en poche. Publié sous forme de feuilleton, en 1851. Ce court roman retrace la vie en société chez les petits bourgeois d'une ville de province où l'arrivée d'un jeune médecin affole notamment la population féminine. Mais, et sinon Elisabeth Gaskell aurait manqué à ses devoirs, cette intrigue un peu simple se double d'une réflexion sur la vie d'un médecin de campagne.

A cette époque, la profession était en pleine évolution et les médecins des grandes villes pouvaient bénéficier des derniers progrès scientifiques. Ceux de la campagne et surtout quand ils étaient âgés, avaient plus de difficultés à se tenir au courant des dernières avancées.

 

Le héros de ce roman, M. Harrison, fraichement débarqué de Londres, va devoir batailler contre une horde femmes déterminées à lui faire renoncer à son célibat, et contre son confrère, le docteur Morgan de Duncombe, attaché à des remèdes classiques et des méthodes qui, croit-il, ont fait leurs preuves.


Chez Gaskell comme chez Jane Austen d'ailleurs, il semble impossible à un jeune homme célibataire... de le demeurer très longtemps. Les femmes n'ont qu'une idée en tête : le marier au plus vite !

Les rencontres entre Harrison et se cohorte d'admiratrices vont évidemment faire naître des quiproquos, donner lieu à bien des situations embarrassantes et surtout, faire rire le lecteur. N'allez pas croire cependant que toutes ces dames étaient enragées ou hystériques ! Simplement, chacune voulait sa part de romanesque. Peut-on les en blâmer ?

 

Quant à Harrisson, compte tenu de sa situation, il ne s'en tire pas trop mal. Il s'efforce de jongler entre règles de la bienséance, politesse et refus de voir sa volonté ou son indépendance malmenées au gré des caprices féminins. Les invitations pour le thé sont très drôles, le pauvre jeune homme devant se garder des ragots et des interprétations erronnées, subissant son calvaire, tandis que nous assistons aux échanges acides entre ces dames qui ne se privent guère de se lancer des piques.

 

Un roman court et réjouissant, qui confirme tout le bien que je pensais de cet écrivain.

 

traduction : Béatrice Vierne

 

 

"J'eus le plus grand mal à m'endormir, et quand je sombrai enfin dans une espèce d'assoupissement, je me réveillai dans un état dix fois pire. Je ne parvenais plus à me rappeler si j'étais fiancé ou non. Et si je l'étais, à qui ?"

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commentaires

keisha 19/01/2013 08:19

J'en ai lu une tripotée, tu penses bien, Femmes et filles fut le premier (donc un souvenir flou, mais il faudrait que je le relise), avec Cranford (plus court donc relu. J'ai aimé ces deux là.
D'accord aussi pour Nord et Sud.
M Harrison est plus, disons..., gentillet...

keisha 18/01/2013 07:55

Lu! Billet dans les brouillons en attente. Un roman détente, non?

Folfaerie 18/01/2013 20:19



Oui, on peut dire ça. J'aime beaucoup Gaskell, mais je crois que le seul de ses romans que je considère comme un chef d'oeuvre est Nord et sud. Les autres oeuvres me paraissent mineures, à part
peut-être, femmes et filles, bien plus abouti que ses autres titres. Tu ne crois pas ?



Véro. 17/01/2013 21:52

C'est vrai qu'à te lire, ce roman semble savoureux....

Folfaerie 18/01/2013 20:17



Cela reste léger malgré les quelques petites considérations sur l'univers médical et l'humour est bien présent. Tout pour en faire une lecture agréable.



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