Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

2009-10-30T08:52:00+01:00

Dernières lectures d'octobre

Publié par Folfaerie

En marge de Jim Harrison

Fan de Jim Harrison, c'est avec plaisir que je me suis plongée dans son autobiographie. Je passe sur la vie de Jim qu'il a déjà maintes fois dévoilée dans ses interviews et romans, pour m'attarder sur deux choses  : d'abord il voulait être poète et n'y est pas parvenu. Apparemment, bien que les poètes soient bien considérés dans le milieu universitaire, ça ne parait pas facile de se faire une place. Il donne une floppée de noms, poètes et/ou romanciers que je ne connais pas; A voir s'ils sont traduits en français mais ça donne envie de les découvrir. Et puis sa période hollywoodienne. Les auteurs qui ont été scénaristes pour Hollywood sont nombreux et ça ne date pas d'hier. Je suis toujours fascinée par le processus de création, comment passer de l'écrit à l'écran sans trahir. En tout cas le constat est amer pour Harrison et je le comprends. Un vrai panier de crabes Hollywood...
Cette autobiographie ne révolutionnera pas l'oeuvre de Big Jim, mais pour les amateurs, elle est indispensable.

Les heures de Michael Cunningham

Encore un titre dont je repoussais la lecture, pour une raison indéterminée, mais finalement, il semblait m'attendre à la bibliothèque municipale, et je me suis dit : "allez je me lance".
Je précise que je n'ai pas vu l'adaptation cinématographique, c'est un premier point.
Le second point c'est que je me suis considérablement ennuyée... Alors oui le postulat de départ est original, cette histoire parallèle entre trois femmes, à trois époques  différentes,  dont le lien est Mrs Dalloway, c'était une bonne trouvaille. Pour le reste ma foi...
Les seuls passages qui m'ont réellement intéressée sont ceux relatifs à Virginia Woolf. Après, suivre la vie ordinaire de deux femmes insatisfaites qui ressassent leur passé (Clarissa) ou leur mal être (Laura) fut une tâche bien ennuyeuse. L'éditrice lesbienne qui organise un dîner pour son ami mourant, et la femme au foyer qui rêve d'une autre vie m'ont plutôt donné envie de dormir ! Les regrets, l'insatisfaction, et on passe à côté de sa vie, et on est à la recherche de l'instant parfait... C'est du déjà vu et cela a été mieux raconté, par d'autres !
J'a lu ici et là des critiques élogieuses sur l'écriture. Quelque chose m'aura échappé sans doute. C'est bien écrit, bien que quelques passages m'aient parus artificiels, mais pas de quoi crier au génie.
Donc, je ne retirerai pas grand-chose de cette lecture.
Suis complètement passée à côté du roman, ça arrive parfois... Me reste à voir le film, il me fera peut-être changer d'avis qui sait ?

Les libérateurs de l'Irlande de Paul Féval

Voilà le résumé de l'éditeur : Au XIXe siècle, dans une Irlande en proie au désordre, à l'occupation britannique et à l'émergence de multiples sociétés secrètes de tous bords, le peuple irlandais refuse de plus en plus cet insupportable destin.

C'est l'histoire à la fois dramatique et héroïque d'une de ces familles, les MacDiarmid, que nous conte ici Paul Féval : un roman de haine et de vengeance, d'amour et de mort dans un pays ruiné et déchiré à la veille d'un des épisodes les plus terribles de son histoire, la Grande Famine.

C'est un bon roman (dont je ne vais pas dévoiler l'intrigue pour ne pas casser le suspense) qui, à mon goût, souffre un peu de longueurs par moment et de raccourcis à d'autres ! Bizarre, je sais, mais j'ai trouvé que certains personnages étaient un peu sous-exploités, et on s'attarde sur certains événements qui auraient pu être... "raccourcis" justement.

Le principal intérêt du roman, plus que les histoires d'amour et de vengeance, c'est la description de cette société secrète : les Molly Maguire. Les historiens semblent assez divisés sur ses origines. J'ai découvert également que Martin Ritt avait tiré un film sur le sujet, d'après un roman de Arthur H. Lewis (roman non traduit en français). L'action se situe dans la Pennsylvanie de la fin du XIXe siècle, dans le monde des mineurs, avec deux fantastiques acteurs : Sean Connery et Richard Harris.

En tout cas, Féval réussit magnifiquement à décrire le climat de l'époque, triste et oppressant, où souffle néanmoins le vent de la liberté, et a su décrire toutes les ambiguités du caractère irlandais.

A noter que dans le roman de Carey sur le gang Kelly, que j'ai lu avant Féval, on y évoque aussi les Molly Maguire et d'une manière très déplaisante... Mon "affection" pour les Irlandais en a pris un coup...

Voir les commentaires

commentaires

No one 02/11/2009 09:59


Pour ma part, je trouve que les deux se complètent très bien.
Enfin, s'il faut étudier l'oeuvre, il faut le faire avec les deux supports.
Mais là c'est plutôt de la "déformation professionnelle" lol


Pauline 01/11/2009 14:53


The hours... quelle merveille ^^


Folfaerie 02/11/2009 09:22


J'ai vraiment hâte de voir le film, peut-être que je changerai d'opinion sur le roman :-))


Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog