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2012-12-23T12:05:00+01:00

Ravenwood T 1 : la forêt d'Arborium (Andrew Peters)

Publié par Folfaerie

http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782732445779.jpgJe suis une passionnée des arbres, la superbe couverture (signée Steve Rawlings) et le thème de ce roman jeunesse m'ayant attirée, j'ai commencé ma lecture avec enthousiasme.

 

Une cité sylvestre, une île dans un océean de verre, est menacée par la civilisation technologique et les peuples dévoreurs de ressources. On veut transformer ces arbres millénaires, créatures vivantes et douées de pouvoirs, en fagots, en énergie et que sais-je encore.

Les divinités et esprits bienveillants n'y changeront rien,  à moins que parmi ce petit peuple des Dendrien se cachent des héros déterminés à sauver leur monde.

 

Inutile de compter sur les adultes, trop mous et apathiques, trop indifférents et faciles à corrompre. Heureusement, les arbrolescents ont bien plus d'audace et de courage. Surtout le jeune Ark, qui malgré un métier bien difficile et peu reluisant (il est plombier), possède des dons que même les gens de la haute société ignorent. Il lui faudra, avec l'aide de quelques amis, déjouer un complot, affronter des soldats, échapper à lady Fenestra, l'envoyée des Maws (le peuple qui souhaite réduire la forêt en cendres) et même des ennemis au sein de son propre peuple, comme l'horrible fils Grappin, et pour finir participer à une bataille. Ouf.

 

Ark connaîtra son lot d'aventures et d'émotions dans un cadre époustouflant. 

 

C'est la principale force du roman : cette cité dans les arbres est admirablement reconstituée, son élaboration, son énergie, toutes les choses astucieuses agencées pour faire fonctionner une ville sylvestre. Les vieilles croyances ont encore un peu d'intérêt aux yeux de certains Dendriens, et les différences sociales ne sont pas oubliées dans ce roman au thème écolo. Tandis que le roi se prélasse dans son palais, certains de ses sujets ont à peine de quoi vivre... Certes, la vie n'est peut-être pas idéale pour tous, mais les Dendriens vivent loin de la pollution et des technologies qui rendent la vie si artificielle.

Autre bon point, j'ai adoré l'hommage rendu aux corbeaux. Ces oiseaux ont un rôle d'importance dans ce roman et nous sommes bien loin des clichés habituels.

 

Mais, parce qu'il y a mais hélas, je n'ai pas été transportée non plus. Malgré les bonnes trouvailles de l'auteur (dont les Racineurs, j'ai failli les oublier ceux-là), le livre est clairement destiné aux adolescents. Les dialogues sont un peu faibles à mon goût, de même que certaines situations, qui feront certainement sourire des gamins, m'ont fait lever les yeux au ciel. Parvenue aux deux tiers du roman, j'ai failli décrocher, avant qu'un rebondissement original ne me fasse changer d'avis. Enfin, et ça doit être de la déformation professionnelle, aïe, j'ai plus d'une fois grimacé en lisant certaines phrases un peu...maladroites. Je parle bien évidemment de la traduction.

 

Malgré ces réserves, peut-être dues à mon grand âge, hum, je reconnais qu'est un bon roman jeunesse car le thème abordé me tient particulièrement à coeur. Du reste, pour sauver Arborium, nos héros doivent faire preuve de compassion de pitié, s'appuyer sur l'amitié et le courage, bref, mettre en avant des valeurs souvent oubliées dans la vie réelle.

 

C'est une série en trois tomes, j'espère que le second me semblera moins..."ado".

 

"Ma Dame, je m'accroche à la plume, j'aggripe la brume, S'il m'arrive malheur, je vous en prie, cachez mon coeur."


  Merci à Babelio et à l'éditeur pour ce Masse critique.

 

Traduction : Frédérique Fraisse

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