Lire pour Agir

Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 20:20

Merci à l'éditeur et à Babelio pour ce partenariat !

 

La vérité sur les cosmétiques est le fruit d’une longue enquête réalisée par la journaliste allemande Rita Stiens. Je m'intéresse aux produits naturels et bios depuis quelques années, mais c'est un domaine où les informations sont tellement touffues et éparses, qu'il vaut mieux, je crois, préférer un bouquin fiable sur le sujet pour s'y retrouver un peu dans cette jungle.

 

Ce guide complet a pour but d’informer les consommateurs sur les dangers que constituent la plupart des cosmétiques vendus sur le marché, autant au niveau de la santé humaine que des risques sur l’environnement. En effet, Rita Stiens classe en trois catégories toutes les plus grandes marques, y compris les produits issus de l’agriculture biologique et ceux étiquetés « produits naturels » : une catégorie rouge qui correspond aux produits pouvant contenir les substances chimiques autorisées par la loi, une catégorie orange concernant les produits dits « naturels » mais qu’ils ne le sont pas réellement et une catégorie verte pour les produits naturels et bio qui respectent les chartes.  

 

Qu’il s’agisse de soins pour le visage, le corps et les cheveux, de maquillage ou de protection solaire, tous les produits sont évalués et les ingrédients détaillés (composants, mode de conservations, conservateurs utilisés, effets secondaires, risques, mensonges et astuces de l’industrie des cosmétiques pour berner le consommateur). Le délicat problème des tests sur les animaux est également évoqué.

 

Un petit cours de biologie est même intégré et, enfin, une annexe très utile est consacrée aux différents labels et logos. Voilà donc un ouvrage indispensable qu’il faut absolument consulter avant d’acheter ses cosmétiques.

 

Le site : www.laveritesurlescosmetiques.com

 


 

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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 07:21

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRBidCJ0vYwVEh3tvssRDl6LMvGYOx6PkoVXaXjVNJNRK7t9Hv1Voilà, je crois, le seul bouquin de Paccalet que j'aime véritablement. Fini de simuler la confiance et l’optimisme, cette fois c’est décidé, l'auteur vide son sac. Alors, évidemment, l’humanité est condamnée. Cela n’a rien d’étonnant et puis nous l’avons bien cherché...

Seules créatures douées d’intelligence et de réflexion (heureusement pour la planète que seule une espèce est capable de penser...), nous sommes fatalement les seuls à détruire, saccager, exploiter, exterminer, trucider... pour presque rien. Si, le pouvoir, l’argent, le plaisir. Mais enfin, il semblerait que nous ayons atteint un véritable tournant, n’en déplaise aux hypocrites de tous bords, aux indécrottables optimistes, aux inconscients, nous allons enfin payer pour nos fautes et nos actes.


Paccalet s’est amusé à proposer 13 (ah, chiffre maudit...) scénarios de destruction, à chacun de faire son choix. Le réchauffement climatique, la guerre nucléaire, la pénurie d’eau, la surpopulation... bref, que des choses très réjouissantes ! D’autant plus que rien n’y est exagéré et que l’auteur a le mérite de soulever un sujet éminemment tabou chez les écolos : la surpopulation. Il ne sert à rien de refaire l’addition, nous sommes trop nombreux et nous courons à notre perte. Enfin, après la prochaine catastrophe (donc au choix, comme cité plus haut), les survivants se mangeront peut-être entre eux... Franchement, on ne croirait pas comme ça, à me lire, mais Paccalet sait faire preuve d'humour, et par moments, son livre est drôle à lire. Il faut juste apprécier l'humour noir, quoi... On peut parler d'un sujet très grave sur un mode léger, la preuve.


Encore aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, un nombre incalculables d’atrocités sont perpétrées envers la planète, envers les animaux, envers des hommes moins "civilisés" que d’autres. Nous ne retirons aucune leçon de nos échecs, nous ne possédons aucune sagesse, nous continuons à éradiquer des espèces, tuer, mentir, fabriquer des armes de destruction massive, propager des virus mortels, mal bouffer (pour ceux qui encore la chance de manger), détruire des forêts, polluer les océans... Nous sommes le cancer de la terre comme l’auteur le dit si bien. Et le pire, c’est nous pensons toujours que nous pouvons nous dissocier du sort de notre planète... A quoi sert un cerveau, je vous le demande...

 

Cet essai a été écrit en 2006, entretemps, Cormac McCarthy est passé par là avec La Route. Ce n'est donc pas un fantasme d'écolo, mais bien un nécessaire constat sur ce qui nous attends. A nous de changer la donne. En effet, si ce n'est pas rigolo du tout de manquer d'argent, ça l'est encore moins de manquer d'eau potable par exemple. Et quoi qu'on en dise, la crise écologique est la grande oubliée de ces fichues élections qui approchent...

 

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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 10:12

 

 

 

http://www.decitre.fr/gi/78/9782917952078FS.gif Résumé de l'éditeur : "En pleine guerre d’Irak, sous les bombes, Lawrence Anthony – le fondateur d’Earth Organization – a risqué sa vie pour secourir les animaux du Zoo de Bagdad. Le récit de ce courageux sauvetage aura un succès mondial et remportera le Prix Littéraire 30 Millions d’Amis 2010.

Avec ce nouvel ouvrage passionnant, dont l’action se situe au cœur du bush sud- africain, Lawrence Anthony se dresse cette fois en protecteur des éléphants, avec lesquels il partage une relation tout à fait exceptionnelle. « L’homme qui murmurait à l’oreille des éléphants » démontre à quel point ces animaux sont dotés d’une extrême sensibilité et d’une surprenante intelligence et combien ils doivent être préservés de tous les dangers qui les guettent. Qu’ils se rassurent, leur ange gardien y veille !"

 

http://psychic-delia.com/wp-content/uploads/2011/07/420elephant_thulathula-420x0.jpg 


Encore un coup de cœur pour cet excellent livre de Lawrence Anthony que j’avais découvert avec son premier ouvrage. Quel homme extraordinaire ! Avec son épouse, qui est Française, il gère la réserve de Thula Thula chez lui en Afrique du Sud (25000 km² quand même, ça fait rêver, non ?). 

C'est d'abord la réserve de 2000 hectares (ancienne terre de chasse) qui fut achetée, à laquelle furent les terres tribales (avec l'accord des Chefs locaux) alentour qui constituèrent ce grand projet destiné à protéger la faune sauvage, projet initié par Lawrence Anthony.

Toujours luttant contre le braconnage, ce fléau d l'Afrique, Anthony eut l'occasion d'accueillir en 1999, et pour la première fois, un troupeau d'éléphants sauvages.

 

 

C'est cette aventure qu'il nous conte tout au long du livre. Une expérience intéressante à plus d'un titre car ce troupeau avait subi un énorme traumatisme. En conséquence, la matriarche en particulier, surnommée Nana, déteste les humains, ce qui est bien compréhensible. Anthony se retrouve face à un troupeau agressif dont la chef est une spécialiste de l'évasion. Cependant, de véritables liens vont se nouer entre Anthony et les éléphants.

Cette lecture permet également d'en apprendre davantage sur la situation actuelle en Afrique du sud, d'avoir un aperçu des relations entre les tribus et les grands propriétaires blancs, de la façon dont on gère une réserve privée consacrée au tourisme vert, etc. Lawrence Anthony a l'air d'être un type formidable, et les membres de son équipe sont tout aussi passionnants à suivre.

 

Au travers des mille anecdotes et péripéties (parfois tragiques, parfois drôles), nous découvrons à quel point les éléphants sont des êtres sensibles et émotifs, et d'une grande intelligence. C'est un terrible spectacle de voir un éléphant dans un zoo ou dans un cirque quand on connaît un tout petit peu ces animaux...

La structure sociale d'un troupeau par exemple est primordiale : ce sont les femelles qui décident de tout mais tout le troupeau participe à la protection et à l'éducation des éléphanteaux. Les jeunes mâles finissent par être rejetés (ils doivent normalement aller former ou rejoindre un autre troupeau, ce qui évite les problèmes de consaguinité) mais cette dispersion se révèle très délicate lorsqu'un groupe ne doit pas sortir des limites de la réserve...


 Le livre de Lawrence se termine sur un constat plutôt optimiste : si les hommes s'en donnent la peine, les éléphants et autres grands animaux peuvent cohabiter avec l'être humain sans problème.

 

C'est décidé, je prépare mon budget pour mes prochaines vacances, direction Thula Thula !

 

PS : un troisième livre est en préparation, sur les rhinos cette fois.

 

Merci aux éditions Les 3 génies pour ce partenariat.

 

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http://www.ballitonews.co.za/wp-content/uploads/2011/04/Lawrence-Anthony-with-elephants.jpg

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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 20:18

http://www.decitre.fr/gi/30/9782012794030FS.gifIl y a déjà eu des livres dénonçant le scandaleux usage des pesticides et leurs impacts sur la santé, dont le livre pionnier « printemps silencieux » de l’américaine Rachel Carson (et qui ne concernait pas notre pays) et celui-ci est de loin le plus terrifiant.

Le journaliste Fabrice Nicolino et le président du MDRGF ont uni leurs forces et leurs compétences pour rédiger un ouvrage capital pour le citoyen français, qui permet de comprendre pourquoi la France s’est tournée vers l’agriculture « industrielle », grande consommatrice de pesticides et d’insecticides, et comment ces différents poisons nous ont entièrement contaminé, que ce soit dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons et jusque dans nos corps...


Des révélations le plus souvent inédites, des noms, des faits et des dates, une chronologie sans concession de l’histoire des pesticides, un livre choc qui se lit un peu comme un polar où les coupables sont bien trop nombreux, plein de sombres machinations, de trafics en tous genres, de mensonges et de duperies...le tout saupoudré d’une touche d’humour et qui se termine par une petite note d’espoir (ceci afin d’éviter que le lecteur n’aille immédiatement se pendre une fois la dernière page tournée...), bref un véritable brûlot qui a valu quelques ennuis à ses courageux auteurs.


Pensez donc, voilà des hommes qui n’hésitent pas à mettre à jour les relations étroites et contre-nature qui existent entre le personnel des hautes institutions de l’Etat et les dirigeants des firmes industrielles qui fabriquent les pesticides, qui nous apprennent que la plupart des organes administratifs chargés de faire régner un semblant d’ordre dans le secteur agricole sont inféodés aux grands patrons de ces mêmes firmes (on reste d’ailleurs perplexe face au processus d’homologation des produits phytosanitaires...), on ne peut qu’être horrifié devant cette implacable coalition, celle des fonctionnaires, des dirigeants de notre gouvernement alliés au lobby des pesticides, qui veut à tout force nous faire bouffer du poison ad vitam aeternam.


Les effets de l’amiante, du DDT, du Round-Up, du Régent et d’autres produits sur notre environnement ont été révélés et dénoncés grâce à l’opiniâtreté de quelques grands noms du monde scientifiques, qui se sont heurtés à une résistance inouïe de la part des administrations prêtes à tout pour étouffer le scandale. Certains l’on payé bien cher mais aujourd’hui du moins, nous savons.

Le CEMAGREF, l’INRA, le Ministère de l’Agriculture et bien d’autres organismes administratifs nous abreuvent de produits hautement toxiques sans le plus petit remord, sans jamais songer aux conséquences. L’explosion de maladies neurologiques, l’avancée insidieuse des OGM, l’apparition de maladies développées par les animaux domestiques... autant de signes incontestables du dérèglement de notre environnement gavé - et nous avec - de molécules indésirables et perturbatrices.


Un ouvrage indispensable, cela va sans dire, et dont le principal but est de réveiller nos consciences, et de nous ouvrir les yeux. Et comme le disent les auteurs « la suite dépend de nous tous, de nous seuls. Un système aussi solide, aussi enraciné que celui-là ne saurait se briser au premier cri de révolte. Mais il n’y a pas d’autre voie que celle de la rébellion. Collective, non violente mais ferme. Très ferme. Immédiate et complète. Il faut faire rendre gorge à ceux qui préfèrent leur chiffre d’affaires à la vie sur terre ».

 

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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 20:14

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/2/6/9782213634623.jpgFabrice Nicolino dénonçait le scandale des pesticides dans un précédent bouquin, il remet ça avec les biocarburants, bien mal nommés, et entreprend et de nous dévoiler les coulisses du prochain scandale, que dis-je du prochain crime écologique. Edifiant...

 

J’ai pris conscience du réel danger des agrocarburants il y a quelques années seulement, lorsque je me suis penchée sur la déforestation en Indonésie. Hormis l’huile de palme qui me préoccupait grandement, j’avais un peu négligé les autres végétaux destinés à remplacer le pétrole, et notamment la canne à sucre, le soja, le maïs, entre autres.

Depuis, je lis toutes les contributions émanant de scientifiques et d’ONG, et j’ai découvert l’ampleur du désastre en Amérique du sud essentiellement, avant de jeter un coup d’œil sur ce qui se passait en Europe, et forcément chez nous, en France.

 

Le livre de Fabrice Nicolino a le mérite de creuser la question des agrocarburants en France, et de brosser un rapide portrait de la situation au niveau mondial. J’apprends donc avec effarement que le lobby agro-industriel planche sur les agrocarburants depuis une vingtaine d’années environ, et que l’idée a fait son chemin un peu partout, au sein des organisations écologistes hélas (certaines, pas toutes) mais aussi au Ministère de l’Ecologie via l’ADEME dont le rôle dans le développement des agrocarburants est on ne peut plus préoccupant. En coulisse, on s’active donc à faire la promotion de ce nouvel or vert qui risque de provoquer un chaos tel qu’il nous sera bien difficile de nous en remettre.

Outre le fait que la production d’agrocarburants sera responsable de la hausse des prix des céréales et autres végétaux de base, contribuant ainsi à aggraver la famine qui frappe déjà de nombreuses populations, elle ne résoudra en rien le problème du réchauffement climatique, au contraire, et une avalanche de problèmes déboulera en moins d’une dizaine d’années : disparition des forêts, des tourbières, des jachères (donc adieu au peu de biodiversité qui nous reste...), pénurie d’eau potable, voire d’eau tout court, augmentation de l’utilisation des engrais et des pesticides (et déjà la situation n’est pas triste...), raz de marée des OGM... une bien belle vision d’un avenir tout proche que nous promettent les accrocs à la voiture, dont la plupart d’entre nous font partie.

 

La chose à retentir de ce livre est sans doute celle-ci : aujourd’hui on fait l’apologie des agrocarburants en France au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Or, le lobby agro-industriel et quelques politiques se mobilisent depuis le début des années 80 lorsque l’excédent d’huile, suite au développement des oléagineux pour la production de tourteaux, commence à poser problème.

 

C’est donc pour des raisons purement commerciales que l’on songe à trouver de nouveaux débouchés pour les huiles végétales. Le livre de Nicolino est nécessaire pour comprendre les enjeux et faire le bon choix en toute conscience. Celui de refuser de tomber dans le piège des agrocarburants. Trop peu de médias et de journalistes en France osent se poser les bonnes questions et remettre en cause la production à grande échelle des huiles végétales, ce livre est donc à saluer, et à lire d’urgence.

 

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 20:37

La lecture de cet ouvrage m'intéressait à plusieurs titres : liens avec le réchauffement climatique, maltraitance animale, perte des écosystèmes entre autres . Certains d’entre vous ne liront pas ce livre, d’autres refuseront d’y croire peut-être ou ne changeront rien à leurs habitudes alimentaires d’autant que le lobby de la viande en France ne cesse de mener campagne pour redorer son blason. Tant pis pour ceux-là. Je souhaite que tous les autres commencent à réfléchir sur les conséquences dramatiques d’un acte a priori si anodin : manger de la viande.

Après avoir refermé l'ouvrage de Fabrice Nicolino, je me suis félicitée d'être végétarienne depuis une vingtaine d'années ! Je ne cacherai pas que cette lecture, bien que nécessaire et indispensable, est éprouvante. Parce qu'au-delà des problèmes liés à l'industrialisation de la production de viande (pollution de notre environnement, risques sanitaires, déforestation...) il s'agit aussi de parler d'êtres vivants transformés en machines, en produits, des animaux pour lesquels personne n'a de considération, de leur naissance à leur mort. Des misérables vies, des créatures condamnées à un univers carcéral pour finir par être... bouffées.

 

« Un Français mange en moyenne 92 kg de viande, 250 œufs et une centaine de kg de produits laitiers par an ».

 

Il serait vain de vouloir résumer ce livre foisonnant et très bien documenté, je me contenterai donc de retracer brièvement quelques faits parmi les plus édifiants : L’auteur nous fait découvrir comment nous sommes passés des fermes à cette industrialisation des élevages, les standards imposés, les innovations copiées sur le modèle américain. Dans les années 1970, l’INRA expérimente les vaches à hublot ( !!) pour mieux comprendre le mécanisme de digestion et décider ensuite que les bovins ne devaient plus manger d’herbe et de fourrage mais plutôt des céréales. C’est l’ère du productivisme, des élevages hors-sol (surtout porcs, poulets). On teste, on sélectionne, bref on torture pour accroître les rendements et les animaux doivent grossir de plus en plus vite.

 

Dans cet univers concentrationnaire où les risques de maladies sont démultipliés pour les animaux, on comprend vite l’utilité des antibiotiques. Une manne financière pour l’industrie pharmaceutique et la nutrition animale. Car tandis qu’on « soigne » (imaginez, 30 000 volailles parquées à 25 par mètre carré…) on en profite aussi pour « améliorer » : injections d’hormones, élaboration de nouvelles nourritures, le soja transgénique, etc. On retrouve sans surprise quelques grands noms : Rhône-Poulenc, Adisseo. Que dire aussi de Nucleus ? le leader français de la génétique porcine. Les chercheurs en blouse blanche, à l’abri d’unités top secrètes, nous concoctent pour l’avenir de la viande issue d’animaux génétiquement manipulés et clonés. 

 

Pensez-vous que tout risque sanitaire soit écarté pour autant ? Absolument pas. Même sans lire le livre de Fabrice Nicolino, il suffit de remonter dans les archives de la presse pour se remémorer tous les scandales : la vache folle, les veaux aux hormones, le poulet à la dioxine, la grippe aviaire, la grippe porcine… Ces maladies sont liées aux conditions d’exploitation des animaux mais aussi à la nourriture qui leur est donnée. Le pire n’est pas d’avoir remplacé l’herbe par des céréales mais d’avoir pensé aux fameuses farines animales, celles qui contiennent aussi les résidus de nos fosses septiques. Bon appétit !

 

Ces élevages industriels polluent aussi notre environnement, ce qu’on appelle la Nature, sols et eaux ne sont pas épargnés. Un seul exemple pour vous convaincre : la Bretagne. La production de viande est également responsable de la déforestation en Amérique du sud (pâturages et culture du soja), laquelle joue un rôle dans le réchauffement climatique. Sans compter que le besoin effréné de viande des pays occidentaux condamne à la famine les pays du Tiers-Monde…

 

 

Je ne parle même pas de la biodiversité des animaux de ferme, la plupart des races rustiques ont disparu.

 

Un dernier extrait : en 2007 : 6 millions et 73 300 agneaux, brebis, béliers et chèvres ont été tués dans les abattoirs, ainsi que 17 800 chevaux, 25 millions de porcs, 917 millions de volaille (poulets, canards, pintades, oies, dindes)… bref un milliard et 562 800 animaux tués dans des abattoirs contrôlés.

 

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:46

Merci à Babelio et aux éditions Delachaux pour ce partenariat. Une lecture peu réjouissante mais nécessaire qui brosse le tableau des substances et particules polluantes qui se promènent en tout liberté et en toute quiétude, dans notre environnement.

 

Denhez en profite pour taper (un peu) sur les ONG qui, selon lui, prennent plaisir à échafauder les pires scenarii en matière de pollution afin de recruter des adhérents ou asseoir leur popularité (un constat que je ne partage pas - sans le travail des ONG (même s'il y a des brebis galeuses parmi elles) que de scandales sanitaires seraient passés à la trappe !) et sur Marie-Monique Robin et son film Notre poison quotidien. Certes, le documentaire pouvait manquer de rigueur, mais j'aurai préféré qu'il tape plutôt sur nos braves agences comme l'institut de veille sanitaire, l'ADEME et d'autres. Mais non, ceux-là font des efforts parait-il...

 

Cela m'amuse car en publiant ce livre, Denhez remplit également cette fonction qu'il dénonce : le lanceur d'alerte. Mais bon, passons sur les contradictions de l'auteur.

 

De cette lecture, j'ai retenu ceci : TOUT est pollué, air, milieux naturels, eau, bêtes et gens. Malgré les scandales, les désastres passés, les morts et les nouvelles maladies, l'homme continue à produire des substances polluantes. Et tout le monde s'en fout. Enfin pas tout le monde, quand même.

 

Pour ma part, cela fait des années que je lis ce genre de bouquins sur les méfaits des produits que nous fabriquons, sur l'apparition de nouvelles molécules, sur les pollutions dues aux incinérateurs, aux solvants, sur les rivières si polluées -et en France s'il vous plait - que les poissons en crèvent... sur l'inertie des pouvoirs publics, l'arrogance et le cynisme des industriels et pire que tout, la laide résignation, la paresse ou l'indifférence du citoyen-consommateur. Nous, vous, moi.

 

Si on en croit Denhez (et je n'ai aucune raison de mettre sa parole en doute) tout ce que nous utilisons conduit à une pollution plus ou moins importante : de la peinture des murs de la cuisine aux produits ménagers, en passant par la bouffe à la cantine et à la maison (un exemple, manger des pommes non bio est un acte suicidaire...) et l'air respiré sur le lieu de travail. Je ne parle même pas des vêtements...

 

A ce niveau, le bouquin de Denhez est une mine d'infos qui alterne rappels des grands désastres passés et présents (comme Minamata au Japon), exemples concrets de pollutions au quotidien comme les boues des stations d'épuration, et passages plus techniques expliquant les seuils de toxicité et les niveaux de contamination de certains produits comme les métaux lourds. Mais bon, pour dénoncer il faut comprendre, alors il faut se concentrer un minimum...

 

Les Nouvelles pollutions invisibles, qui est donc un document actualisé, servira donc à étayer les propos de citoyens écolos comme moi, qui cherchent inlassablement à convaincre l'entourage, les amis, les élus locaux qu'il faut agir, boycotter, remplacer ou mieux, diminuer notre consommation globale, pour avoir une chance, une toute petite chance, de sauver notre planète et toutes les créatures qui en dépendent.

 


 

 

 

 

 

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Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 20:24

Je suis végétarienne  et je sais déjà un bon nombre de choses sur le monde fort joyeux de l'industrialisation de la viande. Cet ouvrage m'a cependant intéressée, d'abord pour connaître le point de vue d'une auteur a priori loin de "l'écolo extrémiste" et puis pour pouvoir disposer d'informations actualisés et d'arguments imparables dans mes discussions avec des carnivores...

 

Ce livre est présenté sous forme de dictionnaire et, le croirez-vous, le texte n'est pas dénué d'humour. C'est qu'il en faut un peu, tout de même, pour supporter vaillamment le catalogue d'horreurs dénoncées par l'auteur.

 

De A comme Abandon ou Assommage à Z comme Zoophilie en passant par Bastonnade, Hameçon, Piège ou Saignée, chaque lettre de l'alphabet correspond à un ou plusieurs courts articles sur une pratique perpétrée à l'encontre des animaux, sauvages ou domestiques.

 

Animaux d'élevage, gibier, animaux du cirque... tous ont en commun leur triste sort : ils naissent pour nous nourrir ou nous divertir, endurent une vie plus ou moins longue ponctuée de souffrances et au bout, la délivrance, la mort enfin. Pour les plus chanceux elle intervient rapidement, pour la grosse majorité, il faudra endurer une agonie douloureuse.

Pas bien gai tout ceci, mais nécessaire, ô combien... Car trop nombreux encore sont les simples citoyens qui ignorent la réalité des faits et ce triste constat de notre époque et de nos sociétés : malgré quelques avancées, l'animal est devenu une chose dont on use et on abuse à volonté. Et puis c'est tellement plus facile de fermer les yeux, c'est tellement pénible tous ces gens qui vous font culpabiliser, non ? De temps en temps, des images choc à la tv, la découverte d'un scandale sanitaire, font réfléchir la plupart d'entre nous pendant un laps de temps plus ou moins long. Et ce sentiment de révolte, de dégoût ou de pitié finit par passer...

 

Pour les protecteurs des animaux et les écolos, ce livre n'apportera aucune information inédite. Cependant, sa clarté, sa concision, son petit format le rendent lisibles pour tous ceux qui ne sont pas avertis. Inutile de dire que j'encourage chacun à offrir ce livre et le faire acheter par les bibliothèques municipales.

 

Il est également vraisemblable que la lecture de ce dictionnaire, au même titre que Bidoche, l'ouvrage de Fabrice Nicolino, soit l'élément déclencheur d'un changement de vie radical : je pense évidemment à ceux qui hésitent encore à devenir végétariens... Après ceci, plus d'excuses !

 

 


 

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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 13:35

 Voilà une histoire complètement incroyable ! Un conservationniste d'Afrique du sud s'est mis en tête, en 2003, d'aller sauver les animaux du zoo de Bagdad, pauvres victimes d'une guerre qui ne les concernaient en rien.

Un projet totalement fou et rocambolesque mis en oeuvre par un passionné de la cause animale, qui ne peut inspirer que le respect et l'admiration.

 

Lawrence et sa femme gèrent une réserve naturelle en Afrique du sud. Après avoir vu les images d'un zoo détruit par la guerre, Lawrence décide d'aller sauver celui de Bagdad en 2003. Au beau milieu des hostilités, il parvient non seulement  à entrer dans la ville, avec l'accord des Américains, mais aussi à récupérer les animaux survivants et à reconstruire peu à peu le zoo avec l'aide de quelques anciens employés. Une aventure hors du commun. On peut facilement imaginer les problèmes insolubles qui se posent à une équipe de protecteurs des animaux en pleine zone de guerre : trouver de l'eau, de la nourriture, des médicaments, des outils pour réparer, tout en évitant les balles, les attaques de pillards et en supportant la chaleur. pourtant, au milieu de cet enfer, les bêtes ont parfois causé des moments de joie et donné lieu à des spectacles surréalistes : lisez l'histoire du sauvetage des autruches par exemple...

 

Le récit de Lawrence fourmille d'anecdotes en tous genres, certaines proprement incroyables. Ce conservationniste a eu beaucoup de chance : d'abord sa nationalité sud-africaine lui a épargné certaines animosités, ensuite une chaîne de solidarité s'est créée autour de ces animaux : soldats américains, reporters étrangers, gardes du corps et les locaux désireux de sauver les bêtes. Toutes ces personnes si différentes ont ressenti la nécessité de soustraire des animaux à la folie des hommes. Lawrence le rappelle à de nombreuses reprises dans son récit : c'était un projet fédérateur car il redonnait un but à certains, de l'espoir à d'autres et permettait aux hommes de faire preuve de générosité envers des créatures plus faibles. Sans compter que la petite reprise d'activité du zoo a permis aux anciens employés de retrouver un travail et de pouvoir nourrir leurs familles.

 

Tout comme l'auteur de ce livre, je n'aime pas les zoo et je souhaiterais la fermeture de  tous ces établissements. pourtant, il était impensable de laisser des animaux mourir à petit feu, sans rien tenter; Ils ont certes retrouvé une captivité mais de meilleures conditions de vie. Certains de ces pensionnaires ont énormément souffert, notamment les guépards ou les ours.

 

Je dirai évidemment que ce livre s'adresse en priorité aux amoureux des animaux. Pourtant, il apporte un éclairage intéressant sur un conflit extrêmement médiatisé certes mais souvent montré de manière faussée. Il n'y a pas les gentils d'un côté, les méchants de l'autre : les bonnes volontés se trouvent dans les deux camps. Et bien que l'auteur ne soit resté que quelques semaines, il a su restituer de manière très réaliste  l'atmosphère d'une ville en état de siège et décrire le chaos, la peur et les absurdités qui ponctuaient la vie quotidienne.

 

Je suis très heureuse de débuter le mois de janvier avec une belle lecture...

 

Lawrence Anthony a fondé une association et bataille actuellement pour faire attribuer un statut spécial aux zoo dans les zones de guerre.

http://www.lawrenceanthony.co.za/

 

Je remercie les éditions Les 3 génies pour ce partenariat. J'espère qu'ils traduiront également l'autre livre de Lawrence Anthony sur les éléphants. Merci à eux d'avoir imprimé cet ouvrage sur papier recyclé !

 

L'arche de Babylone a obtenu le prix Trente Millions d'Amis 2010.

 

 

 

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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 07:40

Richard Leakey est une figure incontournable de la protection de l'environnement au Kenya, où il est né. Fils du célèbre anthropologue, Richard s'est d'abord fait connaître comme paléontologue avant d'être nommé à la tête du département Wildlife, en 1989, par le Président Arap Moi.

A cette époque, les éléphants sont massacrés à l'arme automatique par des bandes de braconniers organisés, afin d'alimenter le juteux commerce de l'ivoire, dans l'indifférence générale. Leakey, homme de terrain, énergique et combatif, ému par cette situation décide de prendre les choses en main. Il s'attache d'abord à assainir ce fameux département gangréné par la corruption, et lutter contre l'imposante bureaucratie qui étouffe toute initiative au Kenya.

 

Son combat est long et difficile. Les enjeux financiers lui valent de nombreux ennemis et la confiance du président lui aliène une grande partie des membres du gouvernement. Ses méthodes musclées lui valent également de nombreuses critiques. Puisque les gardes des parcs et les touristes deviennent également des cibles, Leakey arme ses patrouilles anti-braconnages, bien décidé à lutter à armes égales (c'est le cas de le dire...) avec les tueurs d'éléphants. Leakey sait qu'il doit sensibiliser l'opinion publique et mettre les médias de son côté. Aussi, il a l'idée de brûler en place publique le stock de défenses d'ivoire, confisquées par ses soins, avec l'accord du président. Les photos de ce gigantesque brasier ont fait le tour du monde.

 

En 1993, Leakey est victime d'une tentative d'assassinat. Le petit avion qu'il pilote s'écrase dans la brousse, et il demeure plusieurs jours entre la vie et la mort. C'est amputé des deux jambes, mais toujours déterminé, qu'il fait son retour au Wildlife.


J'ai été absolument emballée par ce livre pour plusieurs raisons. D'abord la personnalité de Leakey y est pour beaucoup. Il a fait preuve d'un courage et d'une tenacité extraordinaires, pour une noble cause, malgré les menaces de mort et les pressions. Lui,c'est mon héros.

Ecrit dans un langage simple (Leakey n'est pas un "homme de lettres" mais un homme de terrain !), cet ouvrage constitue un témoignage capital sur la situation de la faune africaine dont l'éléphant n'est que l'emblème le plus célèbre. Ici, pas de langue de bois, les faits sont simplement relatés afin de mettre en lumière les enjeux financiers et les responsabilités. Un livre qu'il faut acheter, lire, prêter et diffuser, ne serait-ce que pour rendre hommage à cet homme incroyable, et apporter sa modeste contribution à la sauvegarde de notre planète.

 

PS : Aujourd'hui Richard Leakey est impliqué dans la vie politique de son pays et a passé le relais à d'autres militants, plus jeunes. Il est néanmoins à la tête de ce portail : http://wildlifedirect.org/ qui centralise tous les projets de conservation de la nature sur la planète.

Et comme c'est de famille, son gendre, le prince Emmanuel de Merode, poursuit le combat pour sauver le parc national de Virunga en République Démocratique du Congo.

 

 

Un autre avis enthousiaste chez Zarline 

 

coup-de-coeur

Par Folfaerie - Publié dans : Lire pour Agir
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