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2013-06-27T15:38:59+02:00

Dans les bois éternels (Fred Vargas)

Publié par Folfaerie
Dans les bois éternels (Fred Vargas)

C’est la première fois qu’Adamsberg m'a angoissée. Comme quoi, tout arrive.

Je ne parle pas seulement de l’enquête, pourtant bien tordue : on y tue des cerfs, des petits vieux et des vierges (ne cherchez pas le point commun, vous ne trouverez pas).

Mais il y a pire. Pire que le fantôme qui habite au-dessus de l’appartement du commissaire.

La brigade compte un nouveau venu, Veyrenc. Un Béarnais lui aussi, un presque voisin d’Adamsberg. Et à cause de lui, de ses souffrances, on replonge dans le passé de notre héros, 34 ans en arrière, pour y apprendre une chose affreuse. Plus que ça, tragique. Mais gardons notre confiance en lui, peut-être qu’on se trompe.

A peine se remet-on de cette terrible découverte que vlan, un membre éminent de l’équipe se fait kidnapper. Apparemment, le suspect ne tue pas que des cerfs, des petits vieux et des vierges.

Que des sueurs froides avec ce roman, qui succède immédiatement à « Sous les vents de Neptune ». Pas de Clémentine pour égayer ce récit mais un groupe de Normands (attention, des vrais Normands, ceux de la Haute) dont les échanges et répliques savoureux permettent d’alléger la tension (je persiste à clamer que Vargas est la reine du dialogue).

Bon, on me dira que le raisonnement du tueur est quelque peu alambiqué, et que les intuitions d’Adamsberg ont quelque chose de surnaturel. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des commissariats où un commandant qui planque ses bouteilles est capable de vous réciter l’encyclopédie, où un chat impotent, mascotte de la brigade, peut parcourir 8 km par amour, où l’un des flics se calme à coups d'alexandrins ? Bien sûr que non.

A l’image de tous ces singuliers personnages, il faut donc accepter des tueurs non moins singuliers. De musarder à la suite de ce pelleteux de nuages, de se perdre dans ces bois aux charmes mystérieux.


L'enthousiasme de Vargas est contagieux...

Oswald lança un nouveau coup d'œil à Adamsberg.
- Robert dit que toi aussi, t'as vu l'Ombre.
- Je ne l'ai pas vue, j'y ai pensé seulement. C'est comme un voile, une nuée sombre, surtout quand je suis à la Brigade. Un médecin dirait que je me fais des idées. Ou bien que je remâche un mauvais souvenir.
Les docteurs ne veulent pas comprendre ça.
- Ils n'ont peut-être pas tort. Cela peut être une idée noire. Qui ne serait pas encore sortie de ma tête, qui serait encore dedans.
- Comme les bois de cerf avant qu'ils poussent.
- Exactement, dit Adamsberg en souriant soudainement.
Cette idée lui plaisait beaucoup, résolvant presque le mystère de son Ombre. Le poids d'une idée lourde, déjà formée dans son esprit, mais pas encore parvenue à l'extérieur. Un enfantement, en quelque sorte.

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commentaires

Folfaerie 30/06/2013 21:22

Ah bon, pourquoi ? L'histoire du vieux juge ? trop abracadabrante ?
Moi il me reste l'armée furieuse et après j'attaque les autres romans sans Adamsberg...

Karine:) 29/06/2013 17:11

J'ai limite envie de redécouvrir un Vargas... "Sous les vents e Neptune" m'avait refroidie...

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