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2012-02-26T07:21:00+01:00

L’humanité disparaitra, bon débarras (Yves Paccalet)

Publié par Folfaerie

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRBidCJ0vYwVEh3tvssRDl6LMvGYOx6PkoVXaXjVNJNRK7t9Hv1Voilà, je crois, le seul bouquin de Paccalet que j'aime véritablement. Fini de simuler la confiance et l’optimisme, cette fois c’est décidé, l'auteur vide son sac. Alors, évidemment, l’humanité est condamnée. Cela n’a rien d’étonnant et puis nous l’avons bien cherché...

Seules créatures douées d’intelligence et de réflexion (heureusement pour la planète que seule une espèce est capable de penser...), nous sommes fatalement les seuls à détruire, saccager, exploiter, exterminer, trucider... pour presque rien. Si, le pouvoir, l’argent, le plaisir. Mais enfin, il semblerait que nous ayons atteint un véritable tournant, n’en déplaise aux hypocrites de tous bords, aux indécrottables optimistes, aux inconscients, nous allons enfin payer pour nos fautes et nos actes.


Paccalet s’est amusé à proposer 13 (ah, chiffre maudit...) scénarios de destruction, à chacun de faire son choix. Le réchauffement climatique, la guerre nucléaire, la pénurie d’eau, la surpopulation... bref, que des choses très réjouissantes ! D’autant plus que rien n’y est exagéré et que l’auteur a le mérite de soulever un sujet éminemment tabou chez les écolos : la surpopulation. Il ne sert à rien de refaire l’addition, nous sommes trop nombreux et nous courons à notre perte. Enfin, après la prochaine catastrophe (donc au choix, comme cité plus haut), les survivants se mangeront peut-être entre eux... Franchement, on ne croirait pas comme ça, à me lire, mais Paccalet sait faire preuve d'humour, et par moments, son livre est drôle à lire. Il faut juste apprécier l'humour noir, quoi... On peut parler d'un sujet très grave sur un mode léger, la preuve.


Encore aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, un nombre incalculables d’atrocités sont perpétrées envers la planète, envers les animaux, envers des hommes moins "civilisés" que d’autres. Nous ne retirons aucune leçon de nos échecs, nous ne possédons aucune sagesse, nous continuons à éradiquer des espèces, tuer, mentir, fabriquer des armes de destruction massive, propager des virus mortels, mal bouffer (pour ceux qui encore la chance de manger), détruire des forêts, polluer les océans... Nous sommes le cancer de la terre comme l’auteur le dit si bien. Et le pire, c’est nous pensons toujours que nous pouvons nous dissocier du sort de notre planète... A quoi sert un cerveau, je vous le demande...

 

Cet essai a été écrit en 2006, entretemps, Cormac McCarthy est passé par là avec La Route. Ce n'est donc pas un fantasme d'écolo, mais bien un nécessaire constat sur ce qui nous attends. A nous de changer la donne. En effet, si ce n'est pas rigolo du tout de manquer d'argent, ça l'est encore moins de manquer d'eau potable par exemple. Et quoi qu'on en dise, la crise écologique est la grande oubliée de ces fichues élections qui approchent...

 

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commentaires

l'or des chambres 13/03/2012 18:53

Tu ne dis, et l'auteur aussi, que ce que pourrait dire moi même... Tout à fait d'accord, l'argent, la connerie, et le non-respect de la nature et de cette terre sur laquelle nous vivons est devenu
le mode de vivre et de penser des hommes... Y'a t'il de l'espoir ?? Je ne le sais !! La seule chose que je sais c'est que je n'ai pas l'énergie ni le courage d'affronter cette lecture pour le
moment... Même si c'est exactement ce que je pense ces derniers temps... ( et cette chanson de Zazie me touche énormément... C'est une de mes préférés)

Folfaerie 14/03/2012 20:54



D'une certaine façon, ton commentaire me fait bien plaisir. Autour de moi, et y compris sur le web, je ne rencontre que d'indécrottables optimistes, ou pire, des gens sourds et aveugles à la
catastrophe qui se profile. A tel point que je me dis parfois que c'est peine perdue et pourvu que tout ceci finisse vite, je me désintéresse bien du sort de l'humanité... Et cependant, je me
raccroche à quelque espoir, notamment quand je rencontre une personne qui me demande conseil pour créer une mare et y accueillir les grenouilles, quand une autre me dit qu'elle va se lancer dans
un potager bio. Je sème ici et là quelques petites graines qui me réconfortent même si je sais que mes actions ne changeront pas les gens en profondeur.


Très honnêtement, c'est parfois difficile de garder la tête hors de l'eau, mais un beau coucher de soleil, la rencontre avec un renard au détour d'une haie ou un bon livre sont autant de petites
joies qu'il faut apprécier sans modération.


Et puis rassure-toi, le bouquin de Paccalet n'est pas dénué d'humour. Ceci dit, c'est très compréhensible de ne pas avoir envie de lire pareil ouvrage. Moi je suis en train de lire Trois hommes
dans un bateau, pile poil le bouquin dont j'avais besoin



Meloe 05/03/2012 11:28

Pour avoir étudié le comportement des primates (entre autres), on observe régulièrement des exterminations pures et simples de groupes entre eux. De même qu'ils ne rechignent pas à manger d'autres
singes (certes pas de la même espèce).
Enfin bon, là n'est pas forcément le débat et le livre est finalement peut-être plus subtil que le pitch ne le laisse supposer. Mais j'avoue que sur la seule base de celui-ci je ne suis pas
convaincue.

Folfaerie 06/03/2012 20:30



Ta remarque est très juste. C'est vrai qu'on peut rencontrer ce genre de comportement chez certains primates, nos plus proches cousins, mais ce qui nous parait cruel est un moyen de protéger un
territoire ou la survie d'un groupe. Et un animal ne prend pas de "plaisir" à faire du mal. L'Homme oui, hélas... Et ce ne sont pas primates qui ont inventé l'esclavage ou l'élevage en batterie.
Mais allez, je termine sur une note positive (et puis j'arrête là car c'est un débat qui pourrait durer des jours et des jours et ce n'est pas bien joyeux tout ça !), en me disant qu'après tout,
le principal est de prendre conscience que l'on doit respecter les autres formes de vie  sur terre, qu'on lise ou pas l'essai de Paccalet 


Tu vois, c'est une des raisons pour lesquelles je lis, entre autres, Jane Austen. Pour décompresser



Meloe 04/03/2012 16:14

Mouais, je ne suis pas convaincue...Il me semble user de raccourcis un peu simplistes et incorrects... L'homme n'est pas la seule espèce animale au comportement violent par "plaisir". Et le
réchauffement climatique, il a bon dos...
J'avoue que si je reconnais que l'on court droit à notre perte, le résumé de ce livre, au moins, ne me convainc pas.

Folfaerie 05/03/2012 11:23



Il me ne semble pas que ce sont des raccourcis. Et pour connaître quand même un peu le comportement animal et la faune sauvage, je maintiens que oui, l'espèce humaine est la seule qui tue et
exploite par cruauté et par plaisir. Ce n'est pas réconfortant de se dire une telle chose, mais c'est un constat avéré, hélas... Il nous faut apprendre à devenir plus sages et meilleurs ou bien
disparaître... Ceci dit, tu peux quand essayer au moins de l'emprunter de te faire ta propre opinion. Et un tel essai à le mérite de nourrir la réflexion.



Louis Elegy 02/03/2012 18:41

Après la "politique fiction" l'"écolo-fiction" ? Au-delà du livre, je suis d'accord avec ta dernière phrase, le monde a tendance à oublier qu'une fois notre planète disparue, l'argent n'aura plus
grand valeur...

Folfaerie 05/03/2012 11:16



Moi ça m'arrive encore de galérer, avec des fins de mois un peu difficiles, c'est pour ça que je tends vers une certaine autarcie (enfin tout es trelatif...), récupération d'eau de pluie, potager
bio, etc. Mais à choisir, je préfère avoir moins d'argent et une vie plus simple, axée sur les besoins, et les plaisirs aussi, les plus élémentaires...



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